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Cameroon: Voici les résultats des premières élections sénatoriales

Posté par sdu le 29 avril 2013

Cameroon: Voici les résultats des premières élections sénatoriales dans Actualités nationales et internationales alexis_dipanda_mouelle_0032_ns_500

Alexis Dipanda Mouelle proclaiming results
Photo: © VKM

Results of the April 14 first ever senatorial election in Cameroon has been published with the ruling Cameroon Peoples Democratic Movement, CPDM, grabbing 56 of the 70 elected seats while the Frontline opposition party, the Social Democratic Front, SDF, got the remaining 14 seats.

The results were proclaimed this Monday April 29, in a solemn ceremony at the Supreme Court sitting in lieu of the Constitutional Council and was chaired by the Court’s President, Alexis Dipanda Mouelle.

The remaining 30 Senators will be appointed by the President of the Republic in not more than 10 days and the 100 senators will meet in their first session next May 14.

See results below:

VOTER PARTICIPATION

Number of registered voters: 9,839
Number voted: 9,785
Abstention: 104
Null Vote: 255

NATIONAL RESULTS OF CONTENDERS

First: CPDM 73.12% Number of Seats won: 56
Second: SDF 17.59% Number of Seats won: 14
Third: UNDP 6.12% Number of Seats won: 0
Fourth: CDU 2.46% Number of Seats won: 0

SUMMARIZED RESULTS PER REGION

Adamawa: SDF – 53.94% UNDP – 46.06%
Centre: CPDM – 99% SDF – 1%
East: CPDM – 100% lone competitor
Far North: CPDM – 91.79% UNDP – 8.21%
Littoral: CPDM – 92.66% UNDP – 5.80%
West: SDF – 78.43% CDU – 21.17%
North: CPDM – 65.67 UNDP – 33.03% SDF – 0.32%
North West: CPDM – 52.02% SDF – 47.98%
South: CPDM – 99.29% SDF – 0.07%
South West: CPDM– 89% SDF – 19%

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Sénatoriales camerounaises : le RDPC grand vainqueur, John Fru Ndi battu

Posté par sdu le 16 avril 2013

Le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir) remporterait haut la main les élections sénatoriales du 14 avril, selon des premiers résultats non officiels, avec 56 sièges sur 70. Le chef de l’opposition, John Fru Ndi, est battu dans son fief.

Ce dimanche 14 avril, n’y a pas eu de miracle à Bamenda lors des premières élections sénatoriales qu’a organisé le Cameroun. John Fru Ndi ne sera pas sénateur. Selon les résultats non officiels qui sont parvenus à Jeune Afrique, la liste du Social democratic front (SDF), premier parti de l’opposition camerounaise, n’a pas emporté la majorité des suffrages. Le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) a raflé tous les sièges mis en jeu.

Depuis la création de son parti en 1990, celui qu’on présente comme étant le chef de l’opposition a toujours refusé de se présenter à une autre élection que la présidentielle. Mais, cette fois-ci, il s’était laissé tenter par les premières sénatoriales organisées au Cameroun. Il y avait de l’espoir, croyait-il. En effet, dans son fief de la région anglophone du Nord-Ouest, le SDF détenait 499 conseillers municipaux contre 500 pour le RDPC, soit un électeur de différence. Lors d’une âpre campagne électorale, les deux partis ont essayé de grappiller des voix dans le camp adverse. Le parti au pouvoir a fini par l’emporter avec, en première ligne, Paul Atanga Nji, ministre chargé de mission à la présidence et ennemi local de Fru Ndi.

Carton plein pour le RDPC

Sur le plan national, le RDPC ferait carton plein partout où il s’est présenté, avec 56 sénateurs sur 70 possibles. Avant le scrutin, deux listes RDPC avaient été disqualifiées dans les régions de l’Adamaoua et de l’Ouest, en raison d’irrégularités constatées dans les dossiers des candidats. Dans ces deux régions, le parti au pouvoir a ainsi concédé « sur tapis vert » 14 sièges à l’opposition. Selon les résultats Lire la suite… »

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Cameroun / Sénatoriale 2013 : L’UDC répond à Jacques Fame Ndongo du RDPC

Posté par sdu le 15 avril 2013

© Le Messager

Le Pr Jacques Fame Ndongo a accordé plusieurs interviews aux Médias, la plus retentissante étant l’entretien en direct aux éditions des journaux de 13h et 17h, et du soir, dans les Antennes de la Crtv en date du 11/04/2013, reprise par plusieurs médias. A l’occasion de cette sortie, et plusieurs fois par la suite, cet Rdpciste va taxer la liste des candidats Udc aux sénatoriales de tribale, appelant les grands électeurs Rdpc de l’Ouest dont la liste a été rejetée, de voter pour la liste du Sdf.

Tout en prenant acte, L’Udc marque sa profonde indignation face à une telle dérive : Le Rdpc, entant que parti politique, est libre d’apporter son soutien à une autre formation quelle qu’elle soit, c’est son droit ; Mais là où l’attitude de ce parti devient inacceptable, c’est lorsque ce haut cadre, à ses dires, ayant suivi les instructions du président de son parti, – Monsieur Paul Biya, qui se trouve être aussi le Chef de l’Etat du Cameroun, incarnant l’Unité nationale de par sa mission constitutionnelle – Fame Ndongo justifie le soutien au parti Sdf, par des arguments fallacieux, sans fondements objectifs et susceptibles de cristalliser le tribalisme par l’exacerbation des tensions sociales.

Pour la gouverne de Monsieur Fame Ndongo, l’histoire très récente de l’Ouest-Cameroun nous enseigne que:

Cette partie du pays, était administrée à l’époque coloniale autour de 02 Régions : la Région Bamiléké avec chef- lieu à Dschang et la Région Bamoun dont le chef- lieu était à Foumban;

Les 02 Régions se sont retrouvées dans la Province de l’Ouest après les indépendances, et le nouveau chef- lieu a été installé à Bafoussam. Lire la suite… »

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Cameroun sénatorial 2013 / Union démocratique du Cameroun UDC: Fame Ndongo ne dit pas la vérité

Posté par sdu le 13 avril 2013

MONGWAT AHIDJO, Secrétaire à la communication de l’UDC souligne que Fame Ndongo ne dit pas la vérité.

Les déclarations du Ministre Fame Ndongo sont mensongères. Il s’agit en fait d’incongruités: Sur la liste des titulaires de l’Udc, à l’Ouest, l’on compte quatre Bamoun, deux Bamiléké et une dame, qui n’est ni Bamoun, ni Bamiléké, bien qu’elle parle Bamoun. Sur la liste du Sdf, les sept titulaires sont des Bamiléké. Sur la liste rejetée du Rdpc, il y a 13 Bamiléké et un Tikar.

Donc, il faut rappeler au Ministre Fame Ndongo que la représentativité sociologique n’est pas l’équilibre régional ou départemental. Le reproche qu’il nous fait peut aussi être fait au Sdf, à l’Ouest. Donc, pour l’Udc, les raisons de la consigne de vote du Rdpc en faveur du Sdf, à l’Ouest, sont ailleurs.

source: mutations

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Cameroun : Jacques Fame Ndongo, “C’est Paul Biya qui demande de voter Sdf”

Posté par sdu le 12 avril 2013

Cameroun : Jacques Fame Ndongo, “C’est Paul Biya qui demande de voter Sdf”Le secrétaire national à la Communication du Rdpc justifie la consigne donnée aux conseillers municipaux de la région de l’Ouest.

Le secrétaire général du Rdpc a appelé les conseillers municipaux de l’Ouest à voter pour le Sdf lors des sénatoriales 2013. Une décision surprenante…
A priori, elle surprend, mais lorsqu’on y regarde de plus près, on se rend compte qu’elle est tout à fait logique. D’abord, le Rdpc n’a pas de liste, puisque sa liste a été invalidée par la Cour suprême officiant es qualité de Conseil constitutionnel. Ensuite, le Rdpc préconise et défend des valeurs républicaines qui sont le rassemblement, la justice sociale, l’équilibre et l’équité. Il se trouve que dans la région de l’Ouest, l’un des partis a cinq candidats originaires d’une seule tribu et d’un même département, le Noun. Un autre candidat de cette liste est un Tikar originaire du département du Noun mais de mère Bamoun et l’autre est originaire de Batié, mais il vit dans le département du Noun. On peut donc estimer qu’il s’agit là d’une liste à forte connotation ethnique et tribale. Une liste qui exclut certains Camerounais de la belle et dynamique région de l’Ouest.

Vous voulez parler de l’Udc ?
Vous l’aurez deviné, il s’agit bel et bien de ce parti-là. Or, le Sdf a une liste sociologiquement équilibrée. Sept Lire la suite… »

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Cameroun / Coalition Rdpc-Sdf: Historique d’une longue amitié bien construite

Posté par sdu le 12 avril 2013

Jean François CHANNON | Le Messager
Les contacts et les relations entre le parti au pouvoir et le principal parti politique de l’opposition parlementaire se sont élaborés au fil des ans. Autrefois tendues, ces relations sont devenues plus que cordiales de nos jours. Le Messager revisite l’histoire commune de ces « vrais faux ennemis » politique.

« Les fleurs du mal » ?

Avec un peu de recul, on peut aisément comprendre aujourd’hui que leterrible drame survenu le 26 mai 1990 à Bamenda, lors du lancement officiel du Social democratic front, n’était en fait que l’aboutissement d’une brouille entre camardes de ce qui était alors « le parti des flammes ». Ni John Fru Ndi, ancien militant du Rassemblement démocratique du peuple camerounais, battu aux élections pour la conquête de ce qui était alors la grande section Rdpc de la Mezam par Simon Achidi Achu, avait ainsi décidé de prendre ses distances avec le parti au pouvoir. Mais la répression brutale à la limite de la bêtise, qui avait suivi le lancement de son parti, avec les morts que l’on avait alors enregistré, avait fini par forger l’image d’un homme politique martyrisé et victimisé, à qui une bonne frange de Camerounais politiquement engagés pour un changement, se devaient d’accorder un certain crédit. On a encore en mémoire les prises de positions radicales du Chairman, avec notamment entre autres, le boycott des Lire la suite… »

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Alliance: Le RDPC appelle à voter pour le SDF à l’Ouest

Posté par sdu le 12 avril 2013

Guy Modeste DZUDIE, Franck Essomba | Le Messager

La consigne de vote a été donnée par Jean Nkueté, secrétaire général du Comité central du Rdpc, au cours d’une séance de travail qui a eu lieu à l’hôtel de ville de Bandjoun mercredi 10 avril 2013Alliance: Le RDPC appelle à voter pour le SDF à l’Ouest dans Actualités nationales et internationales biya_fru_ndi_bamenda_2010_hp_475

La confusion qui régnait dans les esprits de certains conseillers municipaux du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) depuis le lancement de la campagne des élections sénatoriales du 14 avril prochain s’est estompée. A la suite d’une réunion tenue hier (10 avril 2013) dans la salle des conférences de la commune de Pete-Bandjoun, Jean Nkueté, le secrétaire général de cette formation politique a demandé aux dignitaires du Rdpc à l’Ouest, notamment les maires et les présidents des sections d’appeler les 788 conseillers municipaux des 29 communes Rdpc de la région à porter leur dévolu sur la liste du Sdf. A la fin de cette rencontre, Jean Nkueté, à travers un message porté par le Pr Paul-Célestin Ndembiyembé, conseiller du secrétaire général du Rdpc, a refusé de faire des déclarations à la presse.

Mais selon un maire de la localité qui a requis l’anonymat, cette option du Rdpc, Jean Nkueté l’a motivé Lire la suite… »

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Cameroun/Mathias Owona Nguini: « Fru Ndi s’est compromis et le système l’a définitivement absorbé »

Posté par sdu le 12 avril 2013

Jean Nkuété, le secrétaire général du Comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc)  a présidé mercredi dernier à Bandjoun, une réunion au cours de laquelle il a invité les conseillers municipaux de son parti à voter pour le Social democratic front (Sdf) le 14 avril prochain. Entre temps, dans la région de l’Adamaoua où ses listes ont également été rejetées, le parti du flambeau instruit un vote blanc, sacrifiant ainsi son allié de toujours, l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp).

Cette décision de Paul Biya de soutenir ouvertement le principal parti d’opposition au Cameroun anime toutes les conversations. D’aucuns pensent que le parti au pouvoir a volontairement mal ficelé les dossiers des candidats aux sénatoriales à l’Ouest et dans l’Adamaoua pour permettre aux partis de l’opposition d’être représentés à la chambre haute et ainsi légitimer cette élection contestée, alors que d’autres soutiennent mordicus que c’est un simple fait du hasard.

Pour mieux comprendre les enjeux de cette relation mafieuse entre Ni John Fru Ndi et Paul Biya, nous sommes allés à la rencontre du Dr. Eric Mathias Owona Nguini. Politologue et enseignant à l’université de Yaoundé II à Soa, cet homme réputé pour sa liberté de ton est également chercheur à la Fondation Paul Ango Ela de Yaoundé. Il décrypte pour Le Messager la symbolique de cet acte politique, de même qu’il jette un regard sur le nouveau paysage politique du Cameroun au lendemain des sénatoriales du 14 avril 2013.

Comment peut-on comprendre l’alliance entre le Sdf et le Rdpc, lorsqu’on sait que l’un se réclame de la gauche et l’autre de la droite ?

La politique ne se joue pas toujours au niveau des affinités qui sont affichées. Elle peut également se mettre en œuvre à travers des transactions pragmatiques qui recouvrent d’autres intérêts que ceux proprement idéologiques. Au vue de l’évolution de la vie politique camerounaise de ces dernières années, il est manifeste qu’un courant de transactions s’est créé entre le Rassemblement démocratique du peuple camerounais et le Social democratic front. Lire la suite… »

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Le Cameroun adopte un code électoral contesté

Posté par sdu le 14 avril 2012

YAOUNDE — L’Assemblée nationale du Cameroun a adopté un nouveau code électoral contesté par l’opposition, prévoyant notamment la biométrie et la hausse des cautions pour être candidat aux différentes élections.

Ce code est présenté par le gouvernement comme « regroupant dans un texte unique et cohérent les règles régissant toutes les élections ». Il prévoit notamment la biométrie (empreintes digitales) lors de l’inscription des électeurs sur les listes électorales, un processus devant éviter la fraude et réclamé par l’opposition.

Toutefois, l’opposition et la société civile dénoncent « un assemblage » de textes sans changements majeurs, selon la presse. L’opposition était hostile au code notamment en raison de la hausse des cautions demandés aux candidats pour chaque scrutin.

La caution financière pour participer à la présidentielle est multipliée par six, s’établissant désormais à 30.000 millions de FCFA (46.000 euros). Celle pour les législatives passe de 500.000 FCFA (76O euros) à 3 millions de FCFA (4.500 euros), celle pour être candidat conseiller municipal passe de 25 à 50.000 FCFA (de 38 à 76 euros).

Jean-Jacques Ekindi, député du Mouvement progressiste (MP, opposition) et candidat à la présidentielle 2011, a estimé que les députés du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RPDC, le parti du président Paul Biya au pouvoir, 153 des 180 sièges) « ont voté une très, très mauvaise loi » vendredi.

« Le SDF (Social democratic front, principal parti d’opposition), l’UDC (Union démocratique du Cameroun, opposition) sont sortis (de la salle) avant les débats », a-t-il précisé à l’AFP. « Le MP et l’UNDP (Union nationale pour la démocratie et le progrès, parti allié au RPDC) sont sortis avant le vote ».

L’opposition réclamait notamment un scrutin présidentiel à deux tours et un bulletin de vote unique, revendications non prises en compte.

Les législatives qui devaient se tenir en 2012 auront lieu au plus tôt en 2013, le mandat des députés ayant été prorogé d’au moins six mois avec l’accord de l’opposition.

Les élections donnent systématiquement lieu à des contestations. Lors de son investiture en novembre, M. Biya, 79 ans, au pouvoir depuis 30 ans, avait clamé sa « volonté de perfectionner sans répit » le système électoral.

(AFP) – Il y a 2 heures 

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Cameroun: Le code électoral propose la négation de la démocratie …

Posté par sdu le 9 avril 2012

      Les parties politiques de l’opposition réunis à Bamenda qualifient le code électoral de négation de la démocratie et propose la dissolution d’ELECAM.
 
   Jeudi dernier, le gouvernement a réintroduit le projet de loi portant code électoral, en changeant uniquement les références du texte: projet de loi N°911/PJL/ AN contre projet de loi N°910/PJL/AN précédemment. Ce jour à 16h, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, René Emmanuel Sadi sera face à la commission des lois constitutionnelles de l’Assemblée nationale afin de défendre ce projet de loi qui suscite une levée de boucliers tant au sein de la majorité que l’opposition.

Mais déjà ce lundi 9 avril, à 10h, les députés du groupe parlementaire du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) ont rendez-vous, une nouvelle fois (après la rencontre houleuse de mardi dernier), au Palais des congrès de Yaoundé avec le Minatd, le vice-Pm, ministre délégué à la présidence de la République chargé des Relations avec les Assemblées, Amadou Ali, et le secrétaire général du comité central du Rdpc, Jean Nkueté, ou son adjoint Grégoire Owona. Il sera question d’aplanir les divergences entre le gouvernement et les élus de la majorité sur certaines dispositions contenues dans ce code.

L’on cite surtout les articles relatifs au mandat impératif, anticonstitutionnelle, et au montant des cautionnements, que certains députés jugent exorbitants s’agissant des conseillers municipaux 100.000 Fcfa contre 25.000 précédemment et des parlementaires (5 millions Fcfa contre 500.00 Fcfa précédemment). Durant le week-end dernier, des réunions stratégiques se sont succédées dans le sérail afin de trouver «la bonne formule» pour convaincre les élus.

Dans les rangs de l’opposition et de la société civile, c’est pratiquement l’union sacrée. Le groupe parlementaire du Social democratic front (Sdf) se réunit se jour pour centraliser les différentes critiques des députés au sujet de ce code électoral. Mais déjà jeudi dernier, sur les antennes de la Crtv-télé, dans l’émission «Espace politique», le ministre de la Communication du Shadow Cabinet de ce parti, Evariste Fopoussi Fotso, s’est livré à une charge violente contre le projet gouvernemental.

Le qualifiant de «provocation», l’ancien député a remis en cause la non-délivrance des cartes électorales au moment de l’inscription, l’absence de bulletin unique, le maintien de l’âge électoral à 20 ans, l’instauration, à travers l’augmentation des cautions, du suffrage censitaire, qui «défavorise les pauvres au profit des riches du Rdpc et, fort de cela, il n y aura plus de combat avec l’opposition, faute de combattants», l’absence d’une disposition sur le mandat présidentiel à deux tours, etc.

L’Union démocratique du Cameroun (Udc) notera que ce code consacré des «avancées sur des données périphériques». Le porte-parole de circonstance du parti de Ndam Njoya déplorera la «ruse habituelle du gouvernement, qui a attendu le dernier moment pour introduire ce texte en session de mars». Sur le fond, l’Udc rejoint le Sdf, en dénonçant en outre, l’accréditation des observateurs électoraux par le Minatd au lieu d’Elecam, la prééminence de la direction générale des élections sur le Conseil électoral d’Elecam, le maintien du découpage électoral en l’état, lequel est assorti des circonscriptions dites spéciales.

Marche pacifique

Même l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp), parti allié du Rdpc a décoché des flèches contre ce projet de code électoral. «Les consultations du Premier ministre avaient pour but d’amuser la galerie », a indiqué le communicateur du parti de Bello Bouba. Hier sur les antennes d’Equinoxe TV, Pierre Flambeau Ngayap, le secrétaire général de l’Undp a donné la position officielle du parti de Bello Bouba relativement à ce code électoral. «Si les cartes électorales ne sont pas délivrées immédiatement au moment de l’inscription, si les dispositions relatives à la durée du mandat présidentiel et au mode de scrutins ne sont pas revues, si le découpage électoral n’est pas équitable, les députés de l’Undp ne voteront pas ce texte», a-t-il assené.

Le Mouvement démocratique pour la défense de la République (Mdr), autre parti de la majorité présidentielle, prend également ses distances vis-à-vis de ce projet de code. Joint au téléphone, Dakolé Daïssala, s’insurge contre le montant des cautions pour les élections de proximité, notamment les législatives et les municipales. Pour lui, le gouvernement instaure à travers ces cautions le «vote censitaire». Cependant, l’ancien ministre ne rejette pas le mandat impératif, qui à l’en croire permettra de limiter le «vagabondage politique». Mais il précise à ce sujet que c’est le Rdpc qui a changé cette disposition, qui était inscrite dans la Constitution pour nuire à d’autres formations politiques. «C’est l’histoire de l’arroseur arrosé». Du reste, le G7 (groupe de 7 leaders de l’opposition), qui s’est réunie hier chez John Fru Ndi à Bamenda, promet de «prendre ses responsabilités» et appelle le peuple à «prendre son destin en main» au sujet de ce code (voir déclaration ci-contre).

Georges Alain Boyomo

Les candidats des puissances étrangères disqualifiés

Dans le projet de code électoral soumis à l’examen des députés, le diable est certainement dans les détails.

Il en est par exemple de l’article 118 de ce document de référence du système électoral. L’alinéa 1 de cet article dispose que «sont inéligibles les personnes, qui de leur propre fait, se sont placées dans une situation de dépendance ou d’intelligence vis-à-vis d’une personne, d’une organisation ou d’une puissance étrangères ou d’un Etat étranger». L’alinéa 2 du même article précise que «l’inéligibilité est constatée par le Conseil constitutionnel dans les trois (03) jours de sa saisine, à la diligence de toute personne intéressé ou du ministère public».

Difficile de ne pas déceler derrière cette démarche une volonté de mettre hors course les candidats, supposés ou réels, de la France, des Etats-Unis ou de lobbies étrangers. Au rang de ceux-ci figurent, d’après certains analystes, l’ancien ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Marafa Hamidou Yaya ou encore Christopher Fomunyoh, le directeur Afrique de National democracy Institute (Ndi), un institut réputé proche du parti démocrate américain.

S’agissant du premier cité, Marafa Hamidou Yaya, des figures proches du sérail le considèrent comme le candidat du chef de l’Etat français Nicolas Sarkozy pour succéder au président sortant, Paul Biya. Probablement pour le malheur de ce peuhl de Garoua, Niels Marquardt, du moment où ce dernier officiait comme ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun en 2007, avait signalé à sa hiérarchie (d’après les révélations du Wikileaks) parmi «les successeurs propres, compétents et en bonne position», Marafa Hamidou Yaya.

Le diplomate américain, toujours selon les même câbles de Wikileaks, présentait l’ancien Minatd comme un personnage «ouvert, astucieux, dynamique, brillant» et comme «le favori de tous les ambassadeurs occidentaux de la ville [Yaoundé, ndlr]» ainsi que «le seul qui ait admis, en privé, devant lui, avoir l’ambition» d’être un jour candidat à l’élection présidentielle. Reste à savoir de quels éléments le Conseil constitutionnel disposera pour soutenir qu’un candidat potentiel à l’élection présidentielle a des connexions avec des puissances ou des lobbies étrangers, pour le déclarer inéligible. En attendant d’être édifié sur le sort qui sera réservé à cet article, on peut d’ores et déjà souligner que l’exemple ivoirien inspire le Cameroun…

G.A.B

DÉCLARATION DU GROUPE DES 7 PARTIS POLITIQUES RELATIVE À LA LOI PORTANT CODE ÉLECTORAL


Le groupe des 7 prend acte de la mauvaise foi récurrente du régime en place. Le constat général qui s’est dégagé de l’élection présidentielle d’octobre 2011 a fait étalage de l’incapacité d’Elections Cameroon à organiser des élections libres, justes et transparentes. Malgré l’illégitimité manifeste de celui qui a à charge le destin de la nation, le groupe des 7 a, après la saisine des instances judiciaires, après avoir pris à témoin la communauté internationale et le peuple camerounais, décidé de suspendre sa dynamique de contestation dans l’intérêt supérieur de la nation camerounaise. Le groupe avait alors espoir qu’après plus de trente ans à la tête de l’Etat. Monsieur Biya doterait enfin son pays d’institutions et des textes conformes aux standards internationaux en matière de démocratie. 
Nous sommes au regret de constater que le projet de loi portant code électoral déposé à l’Assemblée nationale est en déphasage total avec les normes modernes en la matière. Il est la preuve manifeste de la mauvaise foi du régime qui est resté sourd aux revendications du peuple camerounais, revendications portées plus de 20 ans durant par les partis politiques, les organisations de la société civile, les autorités religieuses, la communauté internationale, etc.

Le peuple revendique en effet, depuis plus de 20 ans, entre autres: 
- La limitation du mandat du président de la République à 5 ans, renouvelable une seule fois; 
- Le scrutin présidentiel à deux tours;
- Le scrutin uninominal pour les législatives;
- Le bulletin unique;
- La majorité électorale à 18 ans;
- Le redécoupage électoral; 
- L’utilisation de la technologie biométrique avec délivrance immédiate de la carte électorale;
- La définition légale du calendrier électoral.

La dissolution d’Elecam suivie de la création d’un organe véritablement indépendant est un préalable. Face à cet ultime refus de prendre en compte ces principales exigences, les leaders politiques du groupe des 7 prennent leurs responsabilités. Nous, leaders politiques du groupe des 7 réunis à Bamenda ce dimanche 08 avril 2012: rejetons en bloc ce projet de loi et demandons aux députés patriotes soucieux du devenir de leur pays, de s’abstenir de se prêter à cette négation de la démocratie dans notre pays; appelons le peuple, à prendre son destin en main, à l’instar du peuple sénégalais ; Quant à nous, nous prendrons toutes les nôtres.

Fait à Bamenda, le 8 avril 2012

PARTIS POLITIQUES 
SDF, 
UDC; 
Dynamique, 
AFP; 
CPP; 
PADDEC, 
PAP

 

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