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Niger : la presse étrangère déplore un coup d’Etat « sans surprise »

Posté par sdu le 20 février 2010

 Le porte-parole du Conseil militaire, le colonel Goukoye Abdoulkarim, a précisé vendredi que le président Tandja était sain et sauf. 

Le porte-parole du Conseil militaire, le colonel Goukoye Abdoulkarim, Reuters/REUTERS TV

LEMONDE.FR | 19.02.10 | 12h58  •  Mis à jour le 19.02.10 | 19h29

Vingt-quatre heures après la prise du pouvoir par des militaires dissidents, le sort du président et de ses collaborateurs, capturés par les rebelles, reste incertain. L’issue de ce coup d’Etat, perpétré à la suite d’un référendum controversé autorisant le président Mamadou Tandja à rester au pouvoir pour une durée indéterminée, est tout aussi floue. La presse internationale déplore un coup d’Etat « prévisible », fruit de l’ambition démesurée d’un président qui, sous prétexte de vouloir « terminer ses chantiers », n’a pas hésité à manipuler la Constitution nigérienne pour se maintenir au pouvoir au-delà de ce que lui permettait la loi.Niger : la presse étrangère déplore un coup d'Etat

La presse africaine n’est pas tendre avec le président Tandja, l’homme qui « a semé le vent et récolté la tempête », et parle de « contre-coup d’Etat ». Le journal burkinabé L’Observateur Paalga considère que « ce coup d’Etat est une demi-surprise car il était attendu par les opposants et redouté par Tandja lui-même. » Selon l’éditorialiste, cette dérive du président n’est autre que « le prix de l’entêtement d’un homme qui aurait pu sortir par la grande porte après ses deux mandats ». Dans la même veine, Le Pays regrette que Tandja ait « pris sur lui de tordre le coup à la légalité et à la légitimité constitutionnelles en perpétrant un coup d’Etat institutionnel », tout en rappelant que la prise de pouvoir par la force est toujours le résultat d’une « malgouvernance politique, économique et sociale », dont l’Afrique ne parvient pas à se débarrasser. Même son de cloche du côté du Potentiel, l’un des principaux quotidiens francophones de la République démocratique du Congo, qui déplore « l’arrogance » de Tandja et son « mauvais calcul politique ».

Le reste de la presse, notamment anglo-saxonne, met en perspective ce coup d’Etat avec la situation économique et géopolitique du pays. Le quotidien britannique Times rappelle que le pays est extrêmement riche en uranium, un matériau très convoité à l’heure où la production d’énergie nucléaire se renforce à travers le monde. Il souligne également la position « stratégique » du Niger, une région dans laquelle « des sympathisants d’Al-Qaida sont actifs », et le rôle crucial de l’ex-colonisateur français, qui « tente d’empêcher que la situation ne dégénère comme en Guinée, une autre ancienne colonie d’Afrique de l’Ouest, où des militaires ont pris le pouvoir l’année dernière ». Cet incident, « couplé à une crise constitutionnelle au Nigeria et à la transformation de la Guinée en paradis pour les trafiquants de drogue », pourrait déstabiliser l’ensemble de la région, ajoute le Times.

La situation est d’autant plus préoccupante que les efforts internationaux pour stabiliser la situation, notamment la décision de l’Union européenne de suspendre l’aide non humanitaire, n’ont pas abouti, dénonce le Wall Street Journal. Le quotidien économique décrit le Niger comme « un des pays les plus pauvres d’Afrique, avec des famines fréquentes », dont les ressources en uranium sont principalement exploitées par Areva, qui exerce « un monopole de facto ». Le Niger essaie toutefois depuis quelques années d’ouvrir son industrie à des partenaires extérieurs, par exemple en accordant des concessions à des sociétés chinoises. A ce sujet, le Financial Times précise qu’Areva a déclaré en 2009 vouloir investir 1,2 milliard d’euros dans une mine d’uranium, ce qui permettrait de doubler la production du pays. Le journal ajoute enfin que la Chine a signé en 2008 pour 5 milliards de dollars (3,7 milliards d’euros) d’accords d’exploitation avec le Niger. Ce sont notamment ces investissements étrangers qui ont été invoqués par Mamadou Tandja pour justifier son maintien au pouvoir, précise le FT.

Audrey Fournier

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