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Paul Biya en campagne: Douala sous haute sécurité

Posté par sdu le 6 octobre 2011

 DOUALA – 06 OCT. 2011
 Carole YEMELONG | Cameroon-Info.Net

Dans des quartiers de la capitale économique, militaires, engins de guerre, ceintures de balles, sont restés en faction ce jeudi, le temps que le candidat « choix du peuple » égraine ses promesses.

Douala a tourné au ralenti ce jeudi 06 octobre. Dès l’aube, par groupes de trois à quatre, militaires, gendarmes, policiers, éléments du Bataillon d’Intervention Rapide, un corps spécial des forces armées, étaient postés aux quatre coins de la ville. Le long de l’itinéraire du candidat du rassemblement Démocratique du Peuple camerounais, de l’aéroport à sa résidence à Bonanjo, du dispositif militaire de guerre est bien visible. Des mitraillettes posées sur des trépieds, des hélicoptères dans les airs, la population tenue bien à distance, les routes barrées.

Lorsque l’avion de Paul Biya atterrit, la circulation est coupée. Bien avant, les bureaux du port autonome de Douala ont été vidés de leur personnel, la base navale aussi. « Des hommes en tenue militaires, armés, avec des casques, sont venus nous demander de rentrer chez nous. Ils se sont postés aux portes et fenêtres de nos bureaux, qui donnent sur la mer » explique un cadre d’une entreprise de transit. A Bonanjo, le quartier administratif, impossible d’avoir accès par voiture. Les trois entrées sont barrées, par un gros engin des travaux public à « carrefour Sonel koumassi », une dizaine de policiers « au pont Joss » des militaires « à l’avenue Charles de Gaulle ». Parfois avec une pointe d’impatience, ils expliquent aux usagers « qu’on ne passe pas, ce sont les instructions ». Seuls des militants bien identifiés par les différents organes du parti, vêtus aux couleurs du RDPC ont eu librement accès à la place de l’UDEAC ou s’est tenu le meeting. Dans les autres quartiers, c’était une forte tension. Elle a atteint son paroxysme lorsqu’une roue de véhicule a crevé bruyamment a Bepanda, un quartier populeux de Douala. Le bruit de l’échappement de l’air a coïncidé avec celui des hélices d’un appareil volant dans les airs. « Tous les élevés du collège INTAC qui étaient dans la cour se sont couchés au sol, ils ont cru que de l’hélicoptère on tirait sur eux » explique un habitant du quartier. La nouvelle a vite fait le tour semant quelque peu la panique. Les forces de l’ordre et les médias ont vite rassuré les populations. Mais l’indignation est restée. « Comment il dit qu’il est le choix du peuple et il ne vient pas vers le peuple, il arrive à Douala et on barre toutes les routes, les miliaires sont partout, nos activités sont au ralenti, ce n’est pas normal » fulmine Michel, conducteur de moto. Rodrigue chef d’entreprise n’a pas caché son indignation « je n’ai pas pu aller à la banque, parce qu’elle a été vidée de tout son personnel, mon container est bloqué au port, j’avais déjà tout payé pour le sortir aujourd’hui, j’ai des clients sud africains que je dois livrer avant 15h, comment leur expliquer que l’arrivée d’un candidat à la présidentielle a bloqué toutes mes activités aujourd’hui, je n’en reviens pas ». Jacques a du faire quelques kilomètres à pied pour accompagner ses filles à l’école. Elles n’ont cessé de lui demander en chemin s’il y avait la guerre et pourquoi les messieurs en armes étaient si fâchés.

Le candidat « choix du peuple » était à Douala, avec son peuple à lui. Pendant ce temps, un autre peuple recevait un autre candidat. Une caravane de Jean Jacques Ekindi a sillonné des marchés de la capitale économique. Comme John Fru Ndi, Anicet Ekane, Albert Dzongang et Kah Walla, ils ont promis aux commerçants des lendemains meilleurs.

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Cameroun: Paul Biya, Dictateur en campagne

Posté par sdu le 6 octobre 2011

Cameroun: Paul Biya, Dictateur en campagne

Correspondance

PARIS – 06 OCT. 2011
© Rosa Moussaoui (L’Humanite) | Correspondance

Cameroun: Paul Biya, Dictateur en campagne dans Actualités nationales et internationales comment_16x16 5 Réactions cin_folder_hot dans Actualités nationales et internationales

Profession : président à vie. À soixante-dix-neuf ans, après bientôt trente ans de règne, l’autocrate camerounais Paul Biya briguera, lors de l’élection présidentielle à un seul tour du 9 octobre prochain, un nouveau mandat de sept ans. Le terrain a été soigneusement préparé par le pouvoir. Il y a deux ans, le prétendant à sa propre succession imposait, malgré la contestation, une révision constitutionnelle supprimant la limitation du nombre de mandats.

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Candidat à sa propre succession lors de l’élection présidentielle 
du 9 octobre 
au Cameroun, 
Paul Biya appartient à cette génération d’autocrates qui n’ont pas hésité à sacrifier les intérêts de leurs peuples à ceux de l’ex-puissance coloniale.

Profession : président à vie. À soixante-dix-neuf ans, après bientôt trente ans de règne, l’autocrate camerounais Paul Biya briguera, lors de l’élection présidentielle à un seul tour du 9 octobre prochain, un nouveau mandat de sept ans. Le terrain a été soigneusement préparé par le pouvoir. Il y a deux ans, le prétendant à sa propre succession imposait, malgré la contestation, une révision constitutionnelle supprimant la limitation du nombre de mandats. Aucune disposition n’a été prise pour établir des listes électorales dignes de ce nom. Le scrutin ne sera pas supervisé par une commission électorale indépendante, mais par l’organisme Élections Cameroun (élecam), financé par l’Union européenne, composé de représentants acquis à la cause du président sortant. Des opposants de pacotille sont entrés en piste pour les besoins décoratifs de la campagne électorale. En revanche, le pouvoir a redoublé de pression sur toutes les forces, tous les individus susceptibles d’opposer une résistance authentique. À la fin du mois d’août, Paul Biya a ainsi tenté d’empêcher la tenue du congrès de l’Union des populations du Cameroun (UPC), le parti issu de la guerre de décolonisation avec la France. « Tout est verrouillé d’avance. Le parti-État de Paul Biya, le RDPC, a mobilisé tous les moyens de l’État en sa faveur. Les fonctionnaires sont sommés d’aller battre campagne pour le président sortant. Ceux qui s’y refusent prennent le risque de perdre leur emploi. Aucune des conditions nécessaires à la tenue d’une élection transparente et démocratique n’est remplie », résume Augusta Epanya, membre du bureau politique de l’UPC, formation qui a décidé de ne pas prendre part à cette mascarade électorale. Le Social Démocratic Front (SDF) de l’anglophone John Fru Ndi a opté pour une autre stratégie. Son leader est candidat. Sans illusions. Dans une lettre à la diaspora, John Fru Ndi affirme que le président sortant « a conduit le pays à la ruine » et souligne « la volonté affichée du régime Biya d’arracher à tout prix un nouveau mandat le 9 octobre 2011, surtout grâce aux fraudes électorales ». Il faut dire qu’à l’issue de l’élection présidentielle de 1992, Paul Biya avait été déclaré vainqueur avec 40 % des voix, contre 36 % au candidat du SDF. Un résultat manifestement inversé.

Depuis son arrivée au pouvoir en 1982, le dictateur affairiste, ami de la France, tient le pays d’une main de fer. L’emprise tentaculaire de son parti-État n’est pas sans rappeler celle du RCD, la formation dévouée à Zine el-Abidine Ben Ali, le dictateur tunisien déchu. « Aucun secteur n’échappe au RDPC. Il contrôle tout : le système politique, mais aussi l’économie, la culture, la société, poursuit Augusta Epanya. Ce régime assure sa survie par l’achat des consciences ou par la répression. » Et en matière de répression, le pouvoir camerounais n’a rien à envier aux régimes dictatoriaux balayés par les « printemps arabes ». Un recensement exhaustif des atteintes aux droits de l’homme et aux libertés dans ce pays relève de la gageure. La violence politique, au Cameroun, est une habitude. Elle vise tout le monde, du jeune chômeur au syndicaliste, de l’étudiant au journaliste, et prend périodiquement la forme de sanglants massacres. Ainsi, en 1992, les premières élections législatives, consécutives à la légalisation du multipartisme, avaient donné lieu à une répression féroce, qui avait fait 400 morts. Plus récemment, en février 2008, les émeutes de la faim, qui s’étaient conjuguées aux protestations contre la révision constitutionnelle destinée à assurer à Biya la présidence à vie, ont été écrasées dans le sang. Un rapport de l’Observatoire national des droits de l’homme, intitulé « Une répression sanglante à huis clos », recense, au terme d’une minutieuse enquête, au moins 139 morts. « On ne peut lever la tête et manifester, au Cameroun, sans se faire tabasser par des éléments de la sinistre brigade d’intervention rapide (BIR), une milice à la solde du régime. Dans les prisons comme dans les commissariats, la torture est si répandue qu’elle s’est banalisée dans l’esprit des gens », expose la militante et blogueuse Juliette Abandwoké, partie prenante de l’initiative Touche pas à mon vote, qui forme des jeunes à la surveillance des élections.

Particulièrement ciblés, les syndicalistes indépendants font l’objet d’un véritable harcèlement policier et judiciaire. C’est le cas de Jean-Marc Bikoko, qui dirige la centrale syndicale du secteur public. « Le régime a adopté une stratégie de peur, pour contraindre les populations à l’autocensure. Dans le même temps, le pouvoir est fébrile. Il sait que son bilan est désastreux, que le malaise social est profond et qu’il peut dégénérer comme en 2008, sans que les observateurs les plus avertis ne puissent le prévoir. Le chômage massif des jeunes fait du Cameroun un volcan au bord de l’irruption », analyse ce syndicaliste. Le système Biya ne s’accommode pas davantage des journalistes libres et intègres. Le 22 avril 2010, Bibi Ngota, directeur de Cameroun Express, rendait son dernier souffle derrière les barreaux de la prison centrale de Yaoundé. Malade et privé de soins, il avait été placé en détention préventive le 10 mars, en même temps que deux de ses confrères, Serge Sabouang (la Nation) et Robert Mintsa (le Devoir), pour avoir enquêté sur une affaire mettant en cause le secrétaire général de la présidence de la République. Avec la campagne électorale, les forces de l’ordre ont redoublé de brutalité contre les journalistes. Alors qu’il couvrait, samedi, une manifestation pacifique du Southern National Council rassemblant les anglophones favorables à l’autodétermination, notre confrère Patrick Sianne a été passé à tabac. « Des policiers m’ont confisqué ma caméra, avant de me plaquer à terre et de me tabasser. Cent cinquante manifestants ont été arrêtés et présentés devant la justice. J’ai moi-même passé la nuit en détention, avec quatre autres journalistes », relate-t-il. Pour lui, cette démonstration de force contre des anglophones relève de la politique de division entretenue par le régime. « Biya a fait sienne la devise “diviser pour mieux régner”. La mise en opposition de Camerounais appartenant à des communautés et des ethnies différentes est institutionnalisée par cet homme dont l’unique objectif est de se maintenir au pouvoir », tranche-t-il. Journaliste lui aussi, Jean Bosco Talla (voir ci-contre) s’est attiré les foudres du régime pour avoir enquêté sur l’affaire des biens mal acquis mettant en cause le président camerounais. Jeté dans les geôles de Paul Biya en février 2008, il a été relâché sous la pression internationale. Pour le directeur de l’hebdomadaire Germinal, « la corruption est consubstantielle au régime ». Dans son livre Au Cameroun de Paul Biya, Fanny Pigeaud évalue à 2,6 milliards de dollars, pour la période 2000-2006, « le montant des recettes pétrolières portées disparues ». Le Cameroun caracole en tête du classement des pays les plus corrompus établi par l’ONG Transparency International. « Il est difficile d’estimer la fortune du chef d’État camerounais mais l’on sait que comme les autres, il profite de son poste pour s’enrichir personnellement », tranche le CCFD-Terre solidaire dans un rapport daté de 2007.

Ces libertés prises avec les principes de la « bonne gouvernance » ne semblent pas embarrasser outre mesure les grands groupes français, omniprésents au Cameroun. « Paul Biya est à cette place pour préserver les intérêts des multinationales françaises. Il a vendu le Cameroun à Bolloré, à Bouygues, à Total. Au fond, c’est un sous-préfet », s’insurge Juliette Abandwoké. Plus cyniquement, Loïk Le Floch-Prigent, l’ex-patron d’Elf, expliquait en 1996 : « Les intérêts français ont déterminé la mise en place de ce chef d’État comme dans plusieurs autres ex-colonies. Le président Biya ne prend le pouvoir qu’avec le soutien d’Elf pour contenir la communauté anglophone de ce pays. » Vieux pilier de la Françafrique, Paul Biya appartient à cette génération d’autocrates qui n’ont pas hésité à sacrifier les intérêts de leurs peuples à ceux de l’ex-puissance coloniale. Dans le cas du Cameroun, cette politique de prédation et d’oppression a pris corps dans l’abîme d’une sale guerre coloniale qui n’a jamais dit son nom et qui fait l’objet d’un pacte de silence et d’oubli entre Paris et Yaoundé. Une fois brûlés au napalm, les idéaux des nationalistes de l’UPC, une fois assassinés leurs chefs, Ruben Um Nyobé et Félix Moumié, la France pouvait proclamer l’indépendance de façade de ses fondés de pouvoir. Paradoxe d’une indépendance sans liberté ni démocratie, à laquelle le peuple camerounais paie, depuis un demi-siècle, un lourd tribut.

Les homosexuels pris pour cibles

Avec la campagne électorale, les organisations de défense des droits de l’homme ont relevé une recrudescence des arrestations et des persécutions visant les homosexuels. Au cours des six derniers mois, à Yaoundé et à Douala, au moins dix personnes ont été arrêtées en vertu d’une loi qui, depuis 1972, criminalise l’homosexualité. « Certains de ces hommes – si ce n’est tous – ont subi des actes de torture et d’autres mauvais traitements en détention », indiquait, le 26 septembre, Kenneth Roth, directeur exécutif de Human Rights Watch. Le Cameroun envisage d’accroître la peine encourue, en cas de rapports homosexuels entre adultes consentants, à quinze ans de réclusion assortis 
d’une amende pouvant aller jusqu’à 2 millions de francs CFA (environ 3 040 euros).

Rosa Moussaoui
L’Humanite (France)

 PARIS – 06 OCT. 2011
© Rosa Moussaoui (L’Humanite)
| Correspondance

Profession: président à vie. À soixante-dix-neuf ans, après bientôt trente ans de règne, l’autocrate camerounais Paul Biya briguera, lors de l’élection présidentielle à un seul tour du 9 octobre prochain, un nouveau mandat de sept ans. Le terrain a été soigneusement préparé par le pouvoir. Il y a deux ans, le prétendant à sa propre succession imposait, malgré la contestation, une révision constitutionnelle supprimant la limitation du nombre de mandats.

Candidat à sa propre succession lors de l’élection présidentielle du 9 octobre au Cameroun, Paul Biya appartient à cette génération d’autocrates qui n’ont pas hésité à sacrifier les intérêts de leurs peuples à ceux de l’ex-puissance coloniale.

Profession: président à vie. À soixante-dix-neuf ans, après bientôt trente ans de règne, l’autocrate camerounais Paul Biya briguera, lors de l’élection présidentielle à un seul tour du 9 octobre prochain, un nouveau mandat de sept ans. Le terrain a été soigneusement préparé par le pouvoir. Il y a deux ans, le prétendant à sa propre succession imposait, malgré la contestation, une révision constitutionnelle supprimant la limitation du nombre de mandats. Aucune disposition n’a été prise pour établir des listes électorales dignes de ce nom. Le scrutin ne sera pas supervisé par une commission électorale indépendante, mais par l’organisme Élections Cameroun (élecam), financé par l’Union européenne, composé de représentants acquis à la cause du président sortant. Des opposants de pacotille sont entrés en piste pour les besoins décoratifs de la campagne électorale. En revanche, le pouvoir a redoublé de pression sur toutes les forces, tous les individus susceptibles d’opposer une résistance authentique. À la fin du mois d’août, Paul Biya a ainsi tenté d’empêcher la tenue du congrès de l’Union des populations du Cameroun (UPC), le parti issu de la guerre de décolonisation avec
la France. « Tout est verrouillé d’avance. Le parti-État de Paul Biya, le RDPC, a mobilisé tous les moyens de l’État en sa faveur. Les fonctionnaires sont sommés d’aller battre campagne pour le président sortant. Ceux qui s’y refusent prennent le risque de perdre leur emploi. Aucune des conditions nécessaires à la tenue d’une élection transparente et démocratique n’est remplie », résume Augusta Epanya, membre du bureau politique de l’UPC, formation qui a décidé de ne pas prendre part à cette mascarade électorale. Le Social Démocratic Front (SDF) de l’anglophone John Fru Ndi a opté pour une autre stratégie. Son leader est candidat. Sans illusions. Dans une lettre à la diaspora, John Fru Ndi affirme que le président sortant « a conduit le pays à la ruine » et souligne « la volonté affichée du régime Biya d’arracher à tout prix un nouveau mandat le 9 octobre 2011, surtout grâce aux fraudes électorales ». Il faut dire qu’à l’issue de l’élection présidentielle de 1992, Paul Biya avait été déclaré vainqueur avec 40 % des voix, contre 36 % au candidat du SDF. Un résultat manifestement inversé.
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Lu dans le Canard Enchaîné: Paul Biya, le dictateur a temps partiel

Posté par sdu le 6 octobre 2011

 YAOUNDE – 05 OCT. 2011
© Mutations

Dans sa livraison du 5 octobre, l’hebdomadaire satirique français « Le Canard Enchaîné », dresse un portrait au vitriol du président Biya, dénonçant un intermittent du pouvoir, à cause de ses longues absences du pays, la restriction des libertés et bien d’autres travers.

Biya: Portrait au vitriol du Canard

Dans sa livraison du 5 octobre, l’hebdomadaire satirique français « Le Canard Enchaîné », dresse un portrait au vitriol du président Biya, dénonçant un intermittent du pouvoir, à cause de ses longues absences du pays, la restriction des libertés et bien d’autres travers.
La Rédaction de Mutations Multimedia vous propose l’intégralité de l’article du Canard, publié sous la rubrique « Prises de bec », et sous la plume de l’une des plus célèbres signatures du Canard Enchaîné, Jean-François Julliard.

Le dictateur à temps partiel

Pour le président sortant du Cameroun, il est plus intéressant de diriger le pays que d’y croire.

Le suspense est à peine humain : Paul Biya, président sortant du Cameroun, 78 ans, sera-t-il réélu pour la 5e fois, le 9 octobre ? Chef de l’Etat depuis 1982, officiellement sacré en 1984 avec 99 % des voix, Biya n’a fait semblant qu’en 1992.Dans le sillage du mouvement de démocratisation africaine, il l’a joué pluraliste et, avec 40% des voix, (le scrutin est à un tour ), n’a devancé que de 4% son éternel opposant, John Fru Ndi

Aux trois autres présidentielles, il a enregistré des scores sans réplique (88% en moyenne). Sa victoire est si routinière que, en 2004, Chirac l’a félicité avant même que les résultats ne soient publiés ! Et, en 2008, Biya a cassé la constitution qui l’empêchait de se représenter. Avec l’approbation de Paris : vingt-neuf ans, c’est si court pour agir…

Autant Biya s’accroche au fauteuil – il possède aujourd’hui la plus belle longévité d’Afrique francophone -, autant il a le tact de ne pas imposer sa présence aux camerounais. C’est un président saisonnier. Il peut résider à l’étranger – de préférence à l’hôtel Intercontinental de Genève ) jusqu’à quarante-quatre jours d’affilée. Soit la durée au-delà de laquelle
la Constitution reconnaît la vacanse du pouvoir. Ce qui, au retour, permet aux railleurs d’évoquer un président « en court séjour privé dans son pays.

Du coup, Biya réunit rarement son Conseil des ministres et doit, parfois après un délai d’un an, se faire expliquer qui est cet inconnu paré du titre de ministre des Sports. Il a récemment nommé préfet un fonctionnaire décédé depuis six mois.
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