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Cameroun : Biya réélu président pour un 6e mandat

Posté par sdu le 22 octobre 2011

L’opposition avait rejeté par avance le résultat de la présidentielle, accusant le président au pouvoir depuis trente ans d’avoir verrouillé le système électoral. Paris parle d’un scrutin aux «conditions acceptables».

Cameroun : Biya réélu président pour un 6e mandat dans Actualités nationales et internationales coeur- Paul Biya, 78 ans, au pouvoir depuis 1982 a été réélu président du Cameroun pour un sixième mandat avec 77,989% des suffrages. Le chef d’Etat sortant a obtenu 3.772.527 voix (77,989%) devant son opposant du Social Democratic Front (SDF) John Fru Ndi qui obtient 578.175 voix (10,712%). Le taux de participation, seul enjeu du scrutin, était en baisse. 65,82% contre 82,83% en 2004. La Cour suprême du Cameroun s’était rassemblée vendredi dans un climat électrique pour proclamer le résultat de l’élection présidentielle du 9 octobre. Autour du bâtiment, de nombreux militaires et forces anti-émeutes étaient mobilisés. Le pouvoir craint les réactions que pourrait susciter cette nouvelle victoire du très contesté Paul Biya. L’opposition a annoncé qu’elle rejetait par avance les résultats.

Sept millions de Camerounais étaient théoriquement appelés à voter lors du scrutin à tour unique. Mais l’opposition, dont la Cour suprême a rejeté mercredi quinze recours en annulation, accuse le régime d’avoir verrouillé le système électoral en faveur du président sortant. Lundi, sept leaders de l’opposition dont le principal adversaire de Paul Biya, John Fru Ndi, ont signé une déclaration dénonçant une «mascarade électorale» et appelé le peuple «à venir massivement manifester».

Une position confortée par les États-Unis, qui estiment que le scrutin était entachée «d’irrégularités à tous les niveaux». L’ambassadeur Robert Jackson a critiqué «la façon dont les listes électorales ont été conçues et gérées, laissant libre cours aux votes multiples», ainsi que «le manque de formation des agents électoraux et d’éducation des électeurs concernant la manière de voter». Au passage, le diplomate a renvoyé l’opposition, qui présentait 22 candidats face au président sortant, à ses divisions : «Il y a lieu d’émettre des réserves quant au sérieux de cette opposition et des candidats (…) les partis d’opposition doivent s’unir s’ils veulent proposer une alternative crédible».

«Une des dictatures les plus archaïques du continent»

La France, au contraire, a jugé par la voix du ministre des Affaires étrangères Alain Juppé que les élections avaient eu «lieu dans des conditions acceptables». Paris perpétue ainsi une longue tradition de soutien au président Biya, malgré les critiques qui pèsent sur son régime jugé par de nombreux observateurs autoritaire, répressif et corrompu. Le pays apparaît dans les dernières places du classement annuel de l’ONG Transparency International et le président lui-même fait l’objet d’une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris en 2010 pour «recel de détournements de fonds publics», dans l’affaire des «Biens mal acquis». «À contretemps de l’Histoire et des promesses hypocrites faites après les révolutions tunisienne et égyptienne, la diplomatie française se compromet à nouveau avec une des dictatures les plus archaïques du continent», accuse l’association Survie, qui lutte contre les réseaux de la «Françafrique».

«Pourquoi ce serait la position des États-Unis qui serait la bonne et la nôtre qui serait divagante ? La France a pris cette position parce qu’elle s’est basée très exactement sur les conclusions d’une commission internationale d’observateurs», s’est défendu Alain Juppé. L’équipe du Commonwealth a en effet estimé que le scrutin avait été exempt de «coercition», en soulignant tout de même qu’il y avait un «bon nombre de plaintes» sur l’organisation.

Dans le contexte tendu de cette proclamation de résultat, l’Église a appelé la population à ne pas manifester malgré les appels en ce sens de l’opposition. Le pouvoir, lui, a pris les devants : dans la capitale économique, Douala, toute manifestation a été interdite. Les mesures de sécurité ont également été renforcées dans les autres villes du pays pour faire face à d’éventuelles contestations.

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